A Nantes, un Voyage artistique et ludique

Manifestation qui mêle expositions d’art contemporain, installations, jeux et espaces de convivialité, Le Voyage à Nantes fête son quatrième été.

Sauter sur un cratère, faire de la balançoire en haut d’un parking, admirer des poissons aux formes étranges nager dans une cabine téléphonique… Autant d’expériences que permet l’édition 2016 du Voyage à Nantes. Comme chaque année, la ligne verte qui marque le parcours part de l’emblématique Lieu unique, où grondent les vidéos maritimes de Lucien Castaing Taylor et Véréna Paravel, pour tracer un circuit sinueux à travers le centre-ville et l’île de Nantes. A découvrir en chemin, expositions, installations extérieures artistiques ou ludiques et sites patrimoniaux.

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Le Gentil Garçon signe sans doute l’exposition la plus riche. L’artiste prolifique s’est emparé des deux étages du palais Dobrée pour y dérouler le fil d’un monde imaginaire. De la vitrine sympathique au cabinet martien en passant par la chambre de l’enfant prodige, il mêle ses propres œuvres à d’autres de la collection du musée des Beaux-Arts ou de centres d’art et à des spécimen prêtés par les Museum d’histoire naturelle de Nantes et de Paris. A sa suite, le visiteur déambule dans la maison transformée, traversant une galerie des torches d’où surgissent des bras blancs tenant des lampes torches ou un salon de musique où court le noir et blanc, des œuvres de Morellet aux rayures d’un zèbre.

A deux pas du palais Dobrée, de nouvelles enseignes signées Jérémie Rigaudeau ou Lisa Laubreaux ornent murs et coins de rue, venant s’ajouter à celles créées ailleurs dans la ville au fil des ans. Au Voyage à Nantes, l’art n’est pas seulement là où on l’attend, dans les musées et lieux patrimoniaux, mais aussi chez les commerçants, dans la rue et sur les places. Place du Bouffay, Julien Berthier dresse un mobile inspiré de Calder, tout droit sorti du chantier voisin. Un peu plus loin, Benedetto Bufalino a transformé une cabine téléphonique en aquarium, à la plus grande joie des passants, tandis que le collectif Hehe rappelle l’impact environnemental de nos besoins énergétiques en jetant un semblant de poteau de ligne à haute tension dans les douves du château.

L’éventail proposé par le Voyage est large. Les installations stars et jeux spectaculaires côtoient des œuvres plus discrètes, comme l’installation sonore de James Webb cachée dans un tilleul près de la cathédrale, ou l’inattendue intervention de Julien Salaud sur le plongeoir et le plafond de la piscine Léo Lagrange. Au détour d’une rue pavée du quartier du Jardin des plantes (que Claude Ponti continue à peupler de créatures et d’objets de son cru), l’Atelier Lebras accueille quant à lui une exposition d’Ador et Semor. Le duo de dessinateurs nantais y décline son univers sous tous les formats, des petits cadres à l’installation babélienne en passant par la fresque murale, qui fait écho à celles qui ornent murs et devantures de la ville. Fonctionnant par cadavre exquis, les deux artistes construisent des images-saynètes, dans lesquelles personnages, pieds coupés et constructions urbaines s’entremêlent.

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Vue de l’installation d’Ador et Semor à l’atelier Lebras. Photo : PV.

 

Le Voyage à Nantes, du 1er juillet au 28 août 2016. www.levoyageanantes.fr

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