Underdogs : le street art à Lisbonne sort les crocs

Le plus souvent utilisé pour marquer un territoire, le street art de Lisbonne semble au contraire chercher à l’embellir. Entre dénonciation politique et geste décoratif, les fresques retentissent comme une ode à la ville et à ses habitants. Extra est allé à la rencontre de Pauline Foessel, directrice d’Underdogs, galerie pionnière dans l’art urbain lisboète.
Interview de Pascaline Vallée, photos de Samuel Hense.

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EXTRA : Comment est née cette galerie ?
Pauline Foessel  : « Au départ ce n’était pas une galerie, mais un projet d’exposition de groupe que Vhils avait lancé en 2010 avec sa galeriste Vera Cortês, d’artistes issus du street art et du graffiti. De mon côté, j’étais en Chine et je commençais à travailler avec lui pour la galerie Magda Danysz de Shanghai, où il venait exposer. Quand j’ai déménagé au Portugal, nous avons relancé le projet pour en faire, je crois, quelque chose d’unique en son genre : un programme d’art public qui dure, une galerie et des éditions qui aident à financer tout ça. Nous avons eu les premiers murs en mai 2013 et la première exposition quelques mois plus tard, en juillet.

Les deux sont-ils toujours liés ?
« Les trois, en fait. On associe toujours le programme d’art public, celui de la galerie et les éditions. Nous avons ouvert un art store au Mercado da Ribeira (cf Extra Bon), pour avoir, en plus du site Internet, un lieu où vendre la production des éditions, des sérigraphies… La volonté de couvrir ces trois domaines tient aussi au fait qu’ils touchent trois publics différents. L’art public vise tout le monde, que ce soit les étrangers ou les Portugais, qu’ils vivent dans le quartier ou non… Il y a une vraie interaction avec les gens. À la galerie, c’est un public plus ciblé, habitué des lieux d’art. Enfin, les éditions sont plus internationales. Nos financements viennent de ce que l’on peut vendre dans la galerie et au art store : toiles, installations, dessins.

Pourquoi avoir choisi ce quartier ?
« Je voulais trouver ce genre d’espace. Avoir un bâtiment entier pour être une entité. C’est un quartier particulier de Lisbonne. On connaît très bien le vieux Lisbonne, le Bairro Alto, le Chiado, avec leurs caractéristiques architecturales, et aussi le quartier de l’exposition universelle, qui s’est développé en 1998 avec ses grands bâtiments, la gare, les nouvelles architectures. Et il y a cette zone entre les deux, dont le développement, qui devait se lancer après 1998, a été stoppé par la crise. C’est l’ancien port de Lisbonne. Il y a pas mal de petites usines, d’espaces comme celui-là, ce qui est plus compliqué à trouver en ville, même si c’est faisable ici […] »

Retrouver la suite de l’interview dans le n°2 Extra Magazine Lisbonne disponible sur Applestore et Googleplay.

 

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