Lisbonne, à la plume

Il y a des villes qui se visitent sans se laisser dompter par les regards étrangers. Lisbonne a ce caractère impétueux, celui de « l’amante capricieuse ». Fernando Pessoa, célèbre plume portugaise, aimait tant Lisbonne qu’il en a écrit un guide à l’usage des touristes, un manuscrit caché au fond d’un tiroir qui n’a vu le jour qu’en 1992, près d’un demi-siècle après sa mort. Il n’est pas le seul écrivain – autochtone ou non – à être tombé sous le charme de cette capitale à la géographie vallonnée. Chez l’Açoréen Joao de Melo, appartenant à une génération dite « des écrivains de la guerre coloniale », Lisbonne est la « Ville des dimanches », « des gens chaussés (…) en cravate, avec la démarche déhanchée d’une autre espèce de vertébrés ». Si le jour, on traîne dans des cafés de la rue du Norte avec Eca de Queiros1 ou déguste un bolos de arroz avec José Saramago – prix Nobel de la littérature en 1998 – la nuit, on boit « (l)a fraicheur » de la ville avec l’écrivain et ethnologue Gilles Guillerez. […

1Ecrivain naturaliste et diplomate portugais du XIXème siècle.

Extrait du texte de Bélinda Saligot publié (avec extraits sonores) dans le n°2 Extra Magazine Lisbonne disponible sur Applestore et Googleplay.

Photo : Samuel Hense.

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