Manuel et Francisco Aires Mateus, architectes visionnaires

Manuel et Francisco Aires Mateus sont deux frères architectes de Lisbonne dont le travail a été maintes fois récompensé au Portugal et à l’international. A la tête de l’agence Aires Mateus depuis 1988, ils ont réalisé des projets remarquables comme le Musée du Phare Santa Marta à Cascais, le Centre des arts de Sines ou le Siège de la compagnie nationale d’électricité de Lisbonne.

CCC Aires MATEUS 16
exposition Atelier Aires Mateus Centre de Création Contemporaine Olivier Debré Tours

Ils sont deux à mener les projets mais quand il s’agit de prendre la parole, c’est Manuel Aires Mateus qui occupe le devant de la scène pour détailler les réalisations élaborées par leur agence. Dans un français parfait, mâtiné d’un léger accent, il sait captiver son auditoire grâce aux enjeux urbanistiques, philosophiques et artistiques qui sous-tendent leur projet.

Les maquettes de leurs conceptions, irrémédiablement blanches et conçues à l’échelle 1/200e, permettent de mettre en rapport chacune de leur construction et de saisir leur démarche dans une vision globale. L’architecture de Manuel et Francisco Aires Mateus est toute entière traversée par la dialectique du plein et du vide pour augmenter la fluidité de circulation. Leurs dessins en noir et blanc soulignent les contrastes de construction et mettent en valeur l’importance du contexte dans le processus de réflexion. «L’intérêt d’un projet, détaille Manuel Aires Mateus, c’est sa relation avec la réalité. Les contraintes jouent un grand rôle dans nos décisions. »

Sculpture et architecture

D’où l’importance accordée au travail manuel dans leur dessin pour prendre le temps de s’approprier le sujet, attitude qui tranche avec celle de la plupart des agences, où la conception par ordinateur prend souvent le relais. «Tous les projets sont différents. Ce qui m’intéresse, c’est l’inconnu, pas le contrôle, confie-t-il. Le pire pour un architecte, c’est d’appliquer une formule.»

Le maître-mot de l’architecture, selon lui ? « L’ouverture. C’est cela qui compte dans le projet. L’espace, c’est la fondation de l’architecture et du bâtiment. C’est tout le reste autour qui change. » En prônant une esthétique radicale des formes, Aires Mateus se rapproche de la sculpture minimale américaine des années 60 incarnée par les œuvres de Donald Judd, Sol Lewitt, Robert Morris ou Tony Smith. […]

Retrouver la suite de l’article dans le n°2 Extra Magazine Lisbonne sur disponible sur Applestore et Googleplay. En bonus, des extraits audio de la conférence de Manuel Aires Mateus donnée le 22 juin 2015 à la fondation Gulbenkian à Paris. 

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