La BRAFA à Bruxelles : 60 ans et pas une ride !

Sam Szafran - Galerie Claude Bernard
Sam Szafran, Sans Titre (Lilette dans les feuillages), 2012. Aquarelle et pastel sur soie, 117 x 157 cm Galerie Claude Bernard. Crédit : A.R.

La Brafa, Brussel Antique and Fine Art Fair, ouvre ses portes jusqu’au 1er février sur le site de Tour & Taxis pour accueillir 126 exposants d’une douzaine de pays. La foire d’art et d’antiquités, fidèle à sa réputation, mise sur l’excellence des pièces présentées et sur la convivialité de son accueil pour attirer les collectionneurs étrangers.

C’est dans une atmosphère ouatée, baignée par une lumière tamisée que le visiteur fait son entrée à la Brafa. La foire belge qui se situe dans le trio de tête avec la Tefaf de Maastricht et la biennale des Antiquaires à Paris, confirme une excellente réputation qui dépasse largement ses frontières. « Elle est aujourd’hui perçue comme un des plus importants rendez-vous européens et la presse étrangère souligne sa qualité, sa convivialité, son ouverture et son potentiel », confirme Harold
t’ Kint de Roodenbeke, son président. Pour sa soixantième édition, la Brafa accueille cette année
60 % de galeries étrangères et de nombreux marchands réputés comme Yann Ferrandin (Paris)
et Jacques Germain (Montréal) spécialisés en arts premiers, ou Phoenix Ancient Art (Genève) et la galerie Chenel (Paris) renommés en archéologie. Avec 55 000 visiteurs en 2014 – un record – la foire attire cette année douze nouveaux arrivants dont la galerie Stern Pissaro (Londres), connue pour ses œuvres impressionnistes et d’art moderne. Pour leur première participation, Lélia Pissaro et David Stern ont choisi de marquer les esprits en présentant l’une des pièces les plus chères de la foire : une toile de Chagall, Le Cirque dans le ciel bleu de Paris, estimée à 2,6 millions d’euros. Autre marchand à faire son entrée, Peter Femfert, directeur de la Die Galerie à Francfort spécialisé dans le mouvement CoBrA. Pour la première fois le galeriste a renoncé à se rendre à la foire India Art Fair de New Delhi qui se tient au même moment pour participer à la Brafa. « Je ne connaissais pas cette foire, reconnaît le galeriste. C’est grâce au galeriste Claude Bernard que j’ai décidé de venir ici. » Il présente à cette occasion un ensemble rare de toiles et de dessins d’Asger Jorn, de Karel Appel, de Pierre Alechinsky et Karl Otto Götz.

En mêlant antiquités et archéologie précolombienne, joaillerie et mobilier, art ancien, moderne et contemporain, la Brafa joue la carte de l’éclectisme sans pour autant sacrifier son harmonie. Le secret ? Faire appel à une scénographie très étudiée. En effet, chaque marchand est tenu d’apporter un soin particulier non seulement à l’accrochage mais aussi à la mise en scène de son stand. La galerie Steinitz, par exemple, réputée pour ses antiquités n’a pas hésité à reconstituer un salon grandeur nature tout en lambris et parquet pour présenter ses objets rares. Dans une approche similaire bien que moins spectaculaire, le marchand Jacques Barrère (Paris) a choisi de s’inspirer d’un « intérieur contemporain » pour disposer ses sculptures asiatiques.
Grâce à ce savant mélange de décontraction et d’élégance, la Brafa réussit à soixante ans à faire fructifier son expérience sans paraître vieux jeu.

Aurélie Romanacce

BRAFA – Brussel Antique and Fine Art Fair. Bruxelles. Jusqu’au 1er février. Tour & Taxis, Avenue du Port 86 C. 11H – 19H / 11H – 22H le jeu. 10 € / 20 €. Tél. : +32 (0)2 513 48 31. www.brafa.be

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